a de garantir la sécurité des rapatriés par un maintien de l’ordre multiethnique effectif, des enquêtes immédiates et approfondies sur tous les incidents en matière de sécurité, y compris les actes allégués de harcèlement et d’intimidation, et des mesures pour faire en sorte que les délinquants soient rapidement traduits en justice;
b d’intensifier le programme de déminage, en coopération avec la communauté internationale, en particulier dans les zones de retour;
c d’amender ou d’abroger, de manière absolument prioritaire, la législation discriminatoire, comme le spécifie le programme de retour, et de garantir une application transparente et non discriminatoire de la législation;
d de faire en sorte que les commissions du logement établies dans le cadre du programme de retour pour résoudre les difficultés relatives aux biens et aux logements dans les zones visées, y compris le traitement des demandes de restitution, soient clairement chargées de le faire rapidement et de manière impartiale et transparente, et que leur action soit suivie de près et de manière plus efficace par la Commission gouvernementale sur le retour;
e d’adresser aux commissions du logement des orientations non discriminatoires établissant des normes acceptables pour un hébergement de remplacement pour les occupants temporaires obligés de quitter les foyers de rapatriés;
f de veiller à ce que les commissions du logement prennent d’urgence des mesures énergiques pour résoudre les cas d’occupations illégales, notamment multiples;
g de solliciter et de suivre l’avis des experts juridiques du Conseil de l’Europe pour résoudre la question du droit d’occuper les logements anciennement sociaux revendiqué par les réfugiés, personnes déplacées et rapatriés;
h de mettre des ressources supplémentaires à la disposition de l’Agence de médiation pour les transactions relatives aux biens immobiliers («Banque foncière») et de rendre ses opérations plus rapides et plus transparentes;
i d’assurer le traitement rapide et impartial de toutes les demandes de rapatriés qui souhaitent une aide financière pour la reconstruction de biens, conformément au Mandat impératif pour la mise en œuvre du programme de reconstruction, et d’intensifier la publicité sur ce programme auprès des demandeurs potentiels;
j d’amender ou d’abroger les dispositions discriminatoires de la loi de 1966 sur la reconstruction;
k de simplifier et d’accélérer la délivrance des pièces d’identité et titres de voyage requis aux rapatriés potentiels, et de rendre pleinement efficace la loi de 1997 sur la validation;
l d’accorder à tous les rapatriés, organisés ou non, des «cartes vertes» permettant un accès immédiat aux prestations d’aide sociale et autres;
m d’offrir beaucoup plus de possibilités aux réfugiés pour qu’ils puissent se rendre en Croatie afin d’évaluer leur situation concernant leur foyer et leurs droits sociaux et économiques, ce qui les aidera à déterminer de manière libre et informée s’ils souhaitent revenir définitivement;
n de poursuivre le processus de réconciliation de manière beaucoup plus dynamique, en particulier dans les zones de retour, en favorisant un climat politique et culturel de respect, de tolérance et de non-discrimination, par l’application transparente de la loi d’amnistie, et en rendant efficace l’opération des comités pour l’établissement de la confiance aux niveaux national, régional et local;
o de soumettre des projets au Fonds de développement social du Conseil de l’Europe en vue de financer la construction et la réhabilitation de logements destinés aux rapatriés;
p de veiller à ce que les réfugiés obtiennent le droit de demander, de l’étranger, la citoyenneté croate, la restitution de leurs biens et une aide à la reconstruction, soit par l’intermédiaire des ambassades ou consulats croates, soit directement auprès des pouvoirs locaux;