Les droits de l’homme dans le Caucase du Nord: quelles suites donner à la Résolution 1738 (2010)?
Réponse à Recommandation
| Doc. 14664
| 15 novembre 2018
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la 1329e réunion
des Délégués des Ministres (14 novembre 2018). 2019 - Première partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 2099
(2017)
1. Le Comité des Ministres informe l’Assemblée
parlementaire que la réponse qui suit a été adoptée à la majorité
prévue par l’article 20 (d) du Statut.
2. Le Comité des Ministres a procédé à un examen approfondi de
la
Recommandation 2099
(2017) de l’Assemblée parlementaire intitulée «Les droits
de l’homme dans le Caucase du Nord: quelles suites donner à la
Résolution 1738 (2010)?».
Il continue d’accorder une attention particulière au respect des
normes du Conseil de l’Europe dans le domaine de la démocratie,
des droits de l’homme et de l’État de droit dans le Caucase du Nord,
notamment dans la République tchétchène et au Daghestan; il est
prêt à examiner toute demande d’assistance au Caucase du Nord que
souhaiteraient faire les autorités russes.
3. Le Comité des Ministres rappelle qu’il a encouragé les autorités
russes à poursuivre leur coopération avec le Comité européen pour
la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains
ou dégradants et à autoriser la publication de tous les rapports
du CPT. Le Comité des Ministres a suivi avec inquiétude les signalements
d’enlèvements, d’exécutions extrajudiciaires, de torture et de mauvais
traitements de personnes LGBTI en Tchétchénie ainsi que les dénégations,
la banalisation et la tolérance des attaques par les autorités tchétchènes.
Cela a été débattu lors de la session ministérielle à Nicosie en
mai 2017 et à d’autres occasions. Le Gouvernement de la Fédération
de Russie a donné au Comité des informations sur les enquêtes internes menées
sur ces allégations. Le Comité souligne l'importance d'enquêtes
rapides, efficaces et approfondies, afin que toute personne reconnue
coupable ou complice de tels crimes soit traduite en justice, et
continue de suivre la situation.
4. Le Comité a placé sous surveillance soutenue l’exécution des
arrêts d’un groupe de 255 affaires dans lesquelles la Cour européenne
des droits de l’homme a établi des violations de la Convention européenne
des droits de l’homme ayant trait principalement aux agissements
des forces de sécurité russes au cours d’opérations antiterroristes,
en Tchétchénie, entre 1999 et 2006, certaines affaires ayant par
ailleurs trait à des enlèvements de personnes par les forces de
sécurité après 2006 (groupe d’affaires Khashiyev
et Akayeva). En réponse aux violations établies, les
autorités russes ont fourni des informations sur les mesures de sensibilisation
et de formation prévues à l’intention des forces armées et de sécurité
et sur certaines modifications de la réglementation concernant leurs
actions. L’examen est centré depuis 2011 sur l’efficacité des recherches
de personnes disparues et des enquêtes pénales menées en la matière
(en particulier pour prévenir l’impunité découlant des règles de
la prescription et/ou des lois d’amnistie).Depuis 2016 les développements
intervenus dans la législation et la pratique ont été examinés à
intervalles réguliers par le Comité des Ministres lors de ses réunions
Droits de l’homme (DH), selon des calendriers préétablis, le plus récemment
en septembre 2018.