Personnes disparues, prisonniers de guerre et personnes civiles en captivité en raison de la guerre d'agression de la Fédération de Russie contre l'Ukraine
Recommandation 2285
(2024)
- Auteur(s) :
- Assemblée parlementaire
- Origine
- Discussion
par l’Assemblée le 2 octobre 2024 (29e séance)
(voir Doc. 16050, rapport de la commission des migrations, des réfugiés
et des personnes déplacées, rapporteure: Mme Mariia
Mezentseva-Fedorenko). Texte adopté par l’Assemblée le
2 octobre 2024 (29e séance).
1. Se référant à sa
Résolution 2573 (2024) «Personnes
disparues, prisonniers de guerre et personnes civiles en captivité
en raison de la guerre d'agression de la Fédération de Russie contre
l'Ukraine» et soulignant son soutien indéfectible à l'Ukraine dans
sa lutte pour obtenir une victoire décisive sur la Fédération de
Russie à la suite de l'agression militaire de grande ampleur lancée
le 24 février 2022 par la Fédération de Russie contre l’Ukraine,
l’Assemblée parlementaire condamne une nouvelle fois la situation
liée au sort des prisonniers de guerre et des personnes civiles
maintenues en captivité par la Fédération de Russie, et continuera
de se mobiliser jusqu'à ce que la dernière personne détenue soit
libérée et/ou rapatriée.
2. L'Assemblée estime que le Conseil de l'Europe devrait veiller
à ce que cette question reste au premier rang des priorités politiques
internationales de tous les États membres du Conseil de l’Europe,
ainsi que des États observateurs et des États dont les parlements
bénéficient du statut d’observateur ou de partenaire pour la démocratie
auprès de l’Assemblée afin d'empêcher que des personnes ne disparaissent
entre les mains de la Fédération de Russie; de faire la lumière
sur l'identité des personnes disparues et le lieu où elles se trouvent; de
garantir, conformément au droit international humanitaire et aux
normes en matière de droits humains, le traitement approprié des
prisonniers de guerre et des civils ukrainiens retenus en captivité
par la Fédération de Russie, leur remise en liberté rapide, leur
réadaptation socio-médicale et l’obligation pour la Fédération de Russie
et les auteurs des crimes commis à l’encontre de ces personnes de
rendre des comptes.
3. Convaincue qu'elle partage la même priorité politique que
le Comité des Ministres, l'Assemblée invite ce dernier à suivre
de près cette question dans le cadre de ses délibérations continues
concernant le Registre des dommages causés par l’agression de la
Fédération de Russie contre l'Ukraine et les prochaines étapes vers
la création d'un mécanisme solide qui garantira la justice et l'indemnisation
de l'Ukraine et de sa population, notamment la mise en place d'un
mécanisme international d'indemnisation des victimes et la création
d'un tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine.
4. L'Assemblée rappelle au Comité des Ministres que les États
animés des mêmes valeurs, y compris les États membres du Conseil
de l'Europe, peuvent introduire un ensemble de sanctions internationales
ciblées contre les fonctionnaires russes responsables de la privation
illégale de liberté de civils ukrainiens. Dans le même ordre d'idées,
et sur la base du principe de compétence universelle, ces États
peuvent engager des poursuites pénales contre les fonctionnaires
russes responsables de la privation illégale de liberté de civils.
5. L'Assemblée se tient à la disposition du Comité des Ministres
pour examiner, lors d'une future réunion du Comité mixte, les prochaines
actions éventuelles à mener sur la question des prisonniers de guerre
et des civils ukrainiens maintenus en captivité par la Fédération
de Russie.