22/10/2020 Commission permanente | Intelligence artificielle
Selon la Commission permanente, réunie par vidéoconférence, les Etats membres devraient anticiper l’impact de l’IA sur le travail humain et concevoir des stratégies nationales pour accompagner cette transition vers des types d’emploi où le binôme homme-machine occupe une plus grande place et où l’IA est un atout pour travailler avec plus de souplesse.
« Si l’IA peut faciliter le travail humain, elle peut aussi avoir pour effet de manipuler des décisions humaines, perturber l’accès au marché du travail, exacerber les inégalités socio-économiques, et porter atteinte à la dignité humaine et à l’égalité des chances », ont souligné les parlementaires, en adoptant une résolution basée sur le rapport de Stefan Schennach (Autriche, SOC).
Pour faire face aux effets potentiellement négatifs de l’IA et préserver la valeur sociale du travail, la Commission permanente préconise un cadre réglementaire qui favorise la complémentarité entre les applications d’IA et le travail humain, avec un contrôle humain dans la prise de décision ; la participation de l’Etat aux développements d’algorithmes et à leur contrôle ; et la mise en place d’une « éducation à l’IA » par des programmes d’éducation au numérique pour les jeunes et des parcours de formation tout au long de la vie pour tous.
Enfin, l’APCE a recommandé au Comité des ministres de lancer la préparation d’un instrument juridique européen complet sur l’IA qui couvrirait aussi le besoin d’une protection renforcée des droits sociaux liées au travail.