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'Un monde où les plus vulnérables ne sont pas en sécurité est un monde où personne n’est véritablement en sécurité'

Journée mondiale du réfugié
©Shutterstock

À la veille de la Journée mondiale des réfugiés (le 20 juin), Sandra Zampa (Italie, SOC), Présidente de la Commission des migrations, de la protection internationale et de la coopération économique de l’APCE, a fait la déclaration suivante :

« Cette Journée mondiale des réfugiés revêt cette année une importance toute particulière. Il y a 75 ans, la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, fondement de notre système de protection internationale, était signée : les pays du monde entier s’engageaient alors à garantir le droit de toute personne à chercher protection contre la guerre et la persécution. Ce système demeure plus que jamais nécessaire : le HCR nous rappelle que plus de 117 millions de personnes sont encore déplacées de force à travers le monde.

Pourtant, aujourd’hui, cet engagement historique est en train de vaciller sous nos yeux. Les populistes exploitent la question migratoire pour attiser le mécontentement. Des barbelés dressent des murs devant celles et ceux qui sont en déplacement.

La fonction essentielle de l’asile – cette main tendue de l’humanité envers elle-même – est de plus en plus éloignée des responsabilités directes qui lui incombent, au lieu d’être préservée, au sein de territoires accessibles où l’on pourrait trouver protection. Dans le même temps, des personnes fuyant des situations désespérées risquent de se voir refuser l’entrée ou d’être victimes d’expulsions collectives aux frontières, mettant ainsi à mal l’accès au territoire et le droit de demander une protection internationale.

Cela doit cesser. Un monde où les plus vulnérables ne sont pas en sécurité est un monde où personne n’est véritablement en sécurité.

À l’occasion de cette Journée des réfugiés, j’appelle les États membres du Conseil de l’Europe à prendre les mesures essentielles suivantes :

  • Garantir l’accès effectif au territoire ainsi que des procédures d’asile équitables et efficaces. Chaque demande d'asile doit être examinée sur le fond.
  • Assurer la protection internationale, cela implique de permettre à chacune et chacun d’atteindre un lieu sûr. Trop de personnes ont disparu ou ont perdu la vie sur leur parcours migratoire, sans jamais atteindre un environnement sûr. Il incombe aux États d’empêcher ces drames et d’apporter des réponses quant au sort des personnes disparues.
  • Développer la réinstallation et ouvrir davantage de voies complémentaires.

En ce 75ème anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés, je rends hommage à toutes celles et tous ceux qui ont été contraints de tout abandonner. La promesse que nous vous avons faite en 1951 – garantir votre droit à la protection internationale – est une responsabilité que nous partageons collectivement. Nous ferons tout notre possible pour tenir cet engagement ».