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Géorgie et Russie: la situation humanitaire dans les régions touchées par la guerre et les conflits

Doc. 13083 : recueil des amendements écrits | Doc. 13083 | Version finale

Légende : AdoptéRejetéRetiréPas de votes électroniques

AProjet de résolution

1Plus de quatre ans après la guerre qui a éclaté en 2008 entre la Géorgie et la Russie, les conséquences humanitaires du conflit demeurent très préoccupantes.

Dans le projet de résolution, au paragraphe 1, supprimer les mots « du conflit ».

Note explicative

Remplacer le terme de « guerre » utilisé dans toutes les résolutions précédentes de l’Assemblée (1633, 1647, 1648, 1683 etc.) par le terme de « conflit » pourrait soulever des questions inutiles quant aux raisons d’un tel changement substantiel.

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 1, insérer le paragraphe suivant:

« L’Assemblée condamne une nouvelle fois les violations persistantes des droits de l’homme comme conséquence de la guerre de 2008, notamment les graves violations du principe de la liberté de circulation et du droit de retour des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI) comme conséquence de l’occupation des deux régions séparatistes de Géorgie et de l’ancien conflit. »

Note explicative

La position de l’Assemblée sur les violations persistantes des droits fondamentaux des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et des réfugiés doit demeurer une ferme condamnation. La position de l’Assemblée sur la source de la violation des droits ne devrait pas différer de celle exprimée dans la Résolution 1801(2011).

2Alors que les besoins urgents des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI) et des réfugiés ont été pour l’essentiel pris en charge, on assiste à un gel lent mais indubitable du conflit, l’intérêt politique primant sur la vie des personnes. Cette situation rend difficile tout progrès sur le front humanitaire.
3L’attention portée de toutes parts aux questions de statut, au franchissement de la ligne de démarcation administrative (LDA) et aux problèmes de terminologie étouffe toute possibilité de progrès sur le front humanitaire. Ces questions sont de nature politique et devraient être secondaires, au lieu de dominer le débat sur les questions humanitaires. Des changements politiques récents suite aux élections du 1er octobre 2012 en Géorgie constituent une opportunité pour un changement de dialogue de chaque partie.

mardi 22 janvier 2013

Déposé par Mme Chiora TAKTAKISHVILI, M. Jordi XUCLÀ, M. Giorgi KANDELAKI, Mme Dzhema GROZDANOVA, M. Egidijus VAREIKIS, M. Kimmo SASI, Mme Tinatin BOKUCHAVA

Votes : 122 pour 21 contre 7 abstentions

Dans le projet de résolution, au paragraphe 3, remplacer les mots « Des changements politiques récents suite aux élections du 1er octobre 2012 en Géorgie constituent une opportunité pour un changement de dialogue de chaque partie » par les mots suivants : « Des changements politiques récents suite aux élections du 1er octobre 2012 en Géorgie constituent une opportunité d’engagement permanent en faveur du dialogue dans le respect des résolutions correspondantes. »

Note explicative

Les changements politiques récents suite aux élections du 1er octobre 2012 en Géorgie devraient être considérés comme l’opportunité, pour les autorités géorgiennes, d’un engagement permanent en faveur du dialogue, dans le respect des résolutions correspondantes.

mardi 22 janvier 2013

Déposé par la (Ancienne) Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées

Votes : 113 pour 24 contre 6 abstentions

A la fin de l’amendement 5, ajouter les mots suivants : « de l’APCE ».

4Le droit au retour volontaire, en toute sécurité et dans la dignité, des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et des réfugiés est l’une des questions humanitaires essentielles. Dans la pratique, ce droit est largement ignoré pour la plupart des PDI, à l’exception, dans une certaine mesure, des PDI dans les zones de Gali et Akhalgori. Il est important que des possibilités de retour restent ouvertes pour les PDI, même si cela doit se faire pas à pas.

Dans le projet de résolution, au paragraphe 4, remplacer les mots : « Il est important que des possibilités de retour restent ouvertes pour les PDI, même si cela doit se faire pas à pas », par les mots suivants : « L’Assemblée s’inquiète des déclarations des autorités russes et des autorités de fait qui refusent le droit de retour aux PDI et les droits de propriété des Géorgiens de souche. Il est important que le droit de toutes les personnes déplacées à un retour volontaire en toute sécurité et dans la dignité soit respecté, conformément au droit international ».

Note explicative

L’Assemblée ne peut pas éviter de mentionner les déclarations lamentables sur le refus du droit de retour et des droits de propriété des Géorgiens de souche. Ces déclarations continuent d’être émises en permanence par les autorités russes et de facto des régions occupées d’Abkhazie, Géorgie et d’Ossétie du Sud, Géorgie.

mardi 22 janvier 2013

Déposé par la (Ancienne) Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées

Votes : 126 pour 12 contre 5 abstentions

Dans l’amendement 6, remplacer les mots « L’Assemblée s’inquiète des déclarations des autorités russes et des autorités de fait qui refusent le droit de retour aux DPI et les droits de propriété des Géorgiens de souche. Il est important » par les mots suivants : « Il est important que des possibilités de retour restent ouvertes pour les PDI, même si cela doit se faire pas à pas et ».

5Du point de vue de la sécurité, la situation reste tendue, en particulier pour les personnes qui vivent à proximité de la LDA, sans atteindre toutefois le niveau qui a abouti à la guerre de 2008. La forte présence militaire russe, tant en Abkhazie, Géorgie, qu’en Ossétie du Sud, Géorgie, est perçue de manière contradictoire. D’un côté, elle est vue comme l’occupation d’une partie du pays par l’armée d’un pays voisin, tandis que, de l’autre, elle est ressentie comme une garantie contre la reprise du conflit. Ce ne sont pas des armées se faisant face le long de la LDA qui permettront de rétablir la sécurité et la confiance à long terme, mais plutôt la présence de forces internationales d’observation et de maintien de la paix solides et non partisanes, de part et d’autre de cette ligne.

Dans le projet de résolution, au paragraphe 5, supprimer la deuxième et troisième phrase.

Note explicative

Le Parlement européen, l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, Euronest et d’autres organismes internationaux et parlements nationaux n’ont cessé de critiquer l’occupation russe des territoires géorgiens. Citer les positions de cette partie sans prendre acte de la tendance dynamique pourrait être trompeur et générer une ambiguïté quant à la position de l’Assemblée.

mardi 22 janvier 2013

Déposé par M. Anvar MAKHMUTOV, Mme Nadezda GERASIMOVA, Mme Olga BORZOVA, Mme Olga KAZAKOVA, M. Viacheslav TIMCHENKO

Tombe si l'amendement 7 est adopté.

Votes : 35 pour 119 contre 6 abstentions

Dans le projet de résolution, au paragraphe 5, remplacer la deuxième phrase par la phrase suivante : « La forte présence militaire russe, tant en Abkhazie qu’en Ossétie du Sud, est perçue de manière contradictoire. »

Dans le projet de résolution, au paragraphe 5, remplacer la troisième phrase par la phrase suivante : « D’un côté, elle est vue par la Géorgie et la communauté internationale comme l’occupation d’une partie du pays par l’armée d’un pays voisin, tandis que, de l’autre, elle est vue par la Fédération de Russie et les autorités de facto comme une garantie contre la reprise du conflit. »

Note explicative

Le Parlement européen, l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, Euronest et d’autres organismes internationaux et parlements nationaux n’ont cessé de critiquer l’occupation russe des territoires géorgiens. Cette tendance doit être reflétée lorsqu’il est fait référence aux positions des deux camps.

mardi 22 janvier 2013

Déposé par la (Ancienne) Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées

Votes : 124 pour 23 contre 10 abstentions

Dans l’amendement 8, après les mots « D’un côté, elle est vue par la Géorgie et », insérer les mots suivants : « la quasi-totalité de ».

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 5, insérer le paragraphe suivant:

« L’Assemblée parlementaire note avec préoccupation que les autorités russes et les autorités de fait persistent à refuser à la Mission de surveillance de l’Union européenne (MSUE) l’accès aux anciennes zones de conflit aujourd’hui occupées. »

Note explicative

Malgré les appels répétés de l’Assemblée pour que la MSUE soit autorisée à accéder aux deux côtés la LDA (Résolutions 1648(2009), paragraphe 24.14, 1664(2009), paragraphes 13 et 15.7.3), la situation reste inchangée. Dans ce contexte, l’Assemblée devrait réitérer sa préoccupation.

6Le plus grand problème humanitaire auquel est confronté le Gouvernement géorgien est la fourniture de solutions de logement durables et de moyens de subsistance aux PDI. S’il convient de féliciter le gouvernement pour les efforts déployés dans ce domaine, de nombreux problèmes persistent, s’agissant notamment de l’hébergement de PDI dans des centres collectifs, des logements privés ou encore des PDI relogées après 2008 dans des abris temporaires dans l’ensemble du pays.
7L’Assemblée parlementaire est préoccupée par la situation des Géorgiens de souche dans les régions de Gali et d’Akhalgori. Bien que ces deux régions diffèrent à bien des égards, la population locale y rencontre des problèmes similaires. Le franchissement de la LDA pour des raisons familiales, économiques, liées à la santé ou à l’éducation, ou autres, reste difficile et incertain. Certains signes positifs laissent toutefois entrevoir qu’un simple assouplissement des modalités et l’ouverture de nouveaux points de passage permettraient de faciliter le franchissement de cette ligne, mais nous n’avons pour l’heure aucune garantie quant à la mise en œuvre de telles mesures. L’Assemblée est également préoccupée par les problèmes liés aux documents d’identité et d’enregistrement qui conditionnent les voyages, mais aussi l’accès à un large éventail de droits, dont celui de propriété. Elle s’inquiète par ailleurs des approches qui entravent l’enseignement dans la langue maternelle plutôt que de le favoriser. Tout en axant la présente résolution sur les questions humanitaires, l’Assemblée rappelle la position politique qu’elle a adoptée dans sa Résolution 1633 (2008) sur les conséquences de la guerre entre la Géorgie et la Russie et dans sa Résolution 1683 (2009) sur les suites données.

Dans le projet de résolution, au paragraphe 7, remplacer la quatrième phrase par la phrase suivante : « Certains signes laissent toutefois entrevoir qu’un simple assouplissement des modalités et l’ouverture de nouveaux points de passage permettraient de faciliter le franchissement de cette ligne, mais pour l’heure, le franchissement est encore plus restreint depuis septembre 2012, ce qui a des conséquences particulièrement graves pour les personnes qui se déplacent pour des raisons de santé. »

Note explicative

La situation a empiré en ce qui concerne le franchissement de la ligne et l’accès aux soins médicaux depuis septembre 2012, lorsque les représentants des milices abkhazes qui étaient postés à la LDA ont été éloignés et que les Russes en ont pris seuls le contrôle. Des points de contrôle russes ont été mis en place, notamment sur des routes de contournement. Cela a abouti à de plus grandes restrictions de la liberté de circulation.

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 7, insérer le paragraphe suivant:

« L’Assemblée parlementaire déplore la situation concernant les lieux de culte des Géorgiens en Abkhazie, Géorgie, et en Ossétie du Sud, Géorgie, qui suscite également de vives préoccupations quant à la situation des monuments du patrimoine culturel dans les zones touchées par la guerre. »

Note explicative

Etant donné qu’il s’agit d’un nouveau développement depuis l’adoption de la dernière Résolution sur les conséquences humanitaires de la guerre, la situation des lieux de culte historiques de la Géorgie dans les zones touchées par la guerre, telle que rapportée par Icomos-Russie et Icomos-Géorgie devrait être dûment mentionnée.

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 7, insérer le paragraphe suivant:

« L’Assemblée parlementaire regrette qu’en dépit de nombreuses tentatives, le co-rapporteur n’ait pas été autorisé à se rendre en Ossétie du Sud, Géorgie. »

Note explicative

Afin d’éviter que ne s’installe une pratique selon laquelle un rapporteur n’est pas autorisé à effectuer une visite pour la préparation d’un rapport, il serait raisonnable de soulever cette préoccupation dans le corps de la résolution.

8Afin d’améliorer la situation humanitaire, l’Assemblée invite la Géorgie, la Russie et les autorités de fait de Soukhoumi et Tskhinvali:
8.1à prendre pleinement en compte et à mettre en œuvre les recommandations de l’Assemblée qui figurent dans les Résolutions 1648 (2009) et 1664 (2009) sur les conséquences humanitaires de la guerre entre la Géorgie et la Russie;
8.2à travailler activement à la résolution des problèmes de sécurité au sein du premier groupe de travail établi dans le cadre des Discussions internationales de Genève et à engager un véritable dialogue sur la question de l’observation des deux côtés de la LDA, en y associant la Mission de surveillance de l’Union européenne (MSUE), et à œuvrer de bonne foi à la mise en place d’un mécanisme international de maintien de la paix pour échapper à la situation très instable d’armées se faisant face dans les zones de conflit;

Au paragraphe 8.2, remplacer les mots « à engager un véritable dialogue sur la question de l’observation des deux côtés de la LDA, en y associant la Mission de surveillance de l’Union européenne (MSUE) » par les mots suivants : « à autoriser la Mission de surveillance de l’Union européenne (MSUE) à accéder pleinement et sans entraves aux anciennes zones de conflit aujourd’hui occupées ».

Note explicative

L’absence de surveillance internationale sur le terrain fait gravement obstacle à la recherche de solutions aux conséquences humanitaires de la guerre et contribue à des violations répétées des droits de l’homme dans les zones touchées par la guerre, comme énoncé dans les Résolutions 1648(2009), paragraphe 24.14, et 1664(2009), paragraphe 15.7.5.

8.3à soutenir pleinement le Mécanisme de prévention et de règlement des incidents (IPRM) dans les formes convenues dans les Discussions internationales de Genève et à veiller à ce que le dispositif couvrant la région d’Abkhazie soit réactivé d’urgence, dans les formes convenues précédemment;
8.4à maintenir la question du retour des PDI et des réfugiés à l’ordre du jour du deuxième Groupe de travail établi dans le cadre des Discussions internationales de Genève, y compris dans les régions de Gali et d’Akhalgori, où des retours volontaires continuent, dans une certaine mesure, de se produire;

Dans le projet de résolution, remplacer le paragraphe 8.4 par le paragraphe suivant:

« à garantir le retour volontaire de toutes les personnes déplacées en toute sécurité et dans la dignité, conformément au droit international, et à inverser le processus d’épuration ethnique de Géorgiens ; »

Note explicative

L’absence de surveillance internationale sur le terrain entrave fortement le processus visant à faire face aux conséquences humanitaires de la guerre et contribue aux violations répétées des droits de l’homme dans les zones touchées par la guerre, comme indiqué dans la Résolution 1648 (2009), paragraphe 24.14, et dans la Résolution 1664 (2009), paragraphe 5.17.3.

mardi 22 janvier 2013

Déposé par la (Ancienne) Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées

Votes : 86 pour 66 contre 19 abstentions

Dans l’amendement 14, supprimer les mots « et à inverser le processus d’épuration ethnique de Géorgiens ».

8.5à garantir la sûreté et la sécurité de l’ensemble des personnes dans la région et en particulier des PDI qui sont rentrés, en prenant des mesures fermes pour lutter contre la criminalité, notamment le racket, la corruption et le travail forcé;
8.6à s’attaquer à la question de la violence faite aux femmes, liée aux conséquences de la guerre, et à attirer l’attention sur ce problème, en mettant à profit l’expertise et l’assistance du Conseil de l’Europe;
8.7à garantir la liberté de circulation par-delà la LDA afin de permettre la reprise économique et d’améliorer les moyens de subsistance de la population locale, notamment en ouvrant de nouveaux points de passage et en supprimant les restrictions administratives;

Dans le projet de résolution, au paragraphe 8.7, remplacer les mots « d’améliorer les moyens de subsistance de la population locale » par les mots suivants : « d’améliorer les moyens de subsistance de la population locale et la couverture de ses besoins essentiels, notamment en matière de soins de santé ».

Note explicative

La vie quotidienne de la population locale est si dure qu’il est indispensable non seulement de l’améliorer mais surtout de répondre aux besoins essentiels, en particulier sur le plan sanitaire.

8.8à défendre le droit à l’enseignement dans la langue maternelle, en particulier, mais pas seulement, pour les locuteurs de langue géorgienne dans les régions de Gali et d’Akhalgori, et à garantir la liberté de circulation par-delà la LDA pour des raisons d’éducation;

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 8.8, insérer le paragraphe suivant:

« à garantir que la population n’est pas contrainte d’acquérir des passeports abkhazes, sud-ossètes ou russes et n’est pas punie si elle utilise les documents de voyage neutres émis par les autorités géorgiennes ; »

Note explicative

Malgré les appels de l’Assemblée, l’émission forcée de passeports a toujours lieu en Abkhazie, Géorgie et Ossétie du Sud, Géorgie. En outre, la population locale se voit empêchée d’utiliser les documents de voyage neutres émis par les autorités géorgiennes qui lui donnent pleinement accès aux prestations sociales.

8.9à coopérer pleinement aux travaux sur les personnes disparues, notamment à la collecte de données ante-mortem et d’informations sur les lieux où sont susceptibles de se trouver les disparus et à l’exhumation et au rapatriement des corps, ainsi qu’à l’apport d’un soutien psychologique à leurs familles;
8.10à mettre en place une enquête internationale chargée d’examiner les allégations de dégradation de monuments du patrimoine culturel dans les régions touchées par le conflit;

Dans le projet de résolution, au paragraphe 8.10, remplacer l’expression « touchées par le conflit » par le mot suivant : « occupées ».

Note explicative

Les territoires auxquels il est fait référence sont des territoires occupés. La formulation telle qu’amendée est déjà bien établie dans la communauté internationale, notamment l’Assemblée. Ne pas utiliser le mot « occupés » impliquerait un changement dans l’attitude de l’Assemblée.

8.11à faciliter une visite de la rapporteure de l’Assemblée dans les régions de Tskhinvali et d’Akhalgori.
9L’Assemblée encourage les autorités géorgiennes à poursuivre leurs efforts visant à répondre aux besoins humanitaires des PDI, et en particulier:

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 9, insérer le paragraphe suivant:

« L’Assemblée invite tous les Etats membres, les Etats ayant le statut d’observateur auprès de l’Organisation et l’Union européenne : - à trouver des solutions durables, comportant un volet de protection bien défini, pour les populations déplacées, tant nouvelles qu’anciennes ; - à continuer d’apporter un soutien et d’allouer des ressources pour renforcer le mandat de la MSUE et d’exercer des pressions sur les autorités russes pour qu’elles garantissent l’accès de la MSUE aux deux côtés de la LDA ; - à continuer d’œuvrer à la mise en place d’une véritable force internationale de maintien de la paix/de l’ordre en Abkhazie, Géorgie, et en Ossétie du Sud, Géorgie, en réponse aux besoins naissants en matière de protection de de maintien de la paix ».

Note explicative

Il convient de renouveler l’appel au soutien de la communauté internationale et des Etats membres afin de parvenir à des solutions durables et de contribuer à la mise en place d’une véritable force internationale de maintien de la paix/de l’ordre.

9.1à offrir des solutions de logement durables et, notamment, à répondre aux besoins des personnes hébergées dans des logements privés, à réhabiliter ou à fermer certains des centres collectifs, à privatiser les nouveaux ensembles une fois que les défauts de construction auront été réglés et à proposer, selon le cas, le versement d’une indemnité à défaut de logement;
9.2à veiller, si tant est que de nouvelles expulsions de PDI s’avèrent nécessaires, au respect des procédures normalisées convenues et à faire en sorte que les personnes concernées soient pleinement informées et averties à l’avance et se voient proposer, au besoin, un autre logement convenable;
9.3à redoubler d’efforts pour garantir des moyens de subsistance adéquats aux PDI, en particulier à celles hébergées dans les nouveaux ensembles, afin de briser le cycle de la dépendance et d’éviter qu’ils ne se transforment en ghettos;
9.4à réexaminer le «Plan d’action pour l’engagement», adopté dans le cadre de la «Stratégie d’Etat sur les territoires occupés», afin d’assurer que son objectif, qui est de favoriser la réintégration, soit atteint.

Dans le projet de résolution, au paragraphe 9.4, remplacer les mots « réexaminer le » par les mots suivants : « faire progresser la mise en œuvre du » .

Note explicative

L’amendement proposé renforce la demande en vue d’encourager la réintégration.

10L’Assemblée invite les autorités russes:
10.1à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour apporter des solutions à la situation critique en matière de logement de beaucoup de réfugiés ossètes de souche depuis les conflits en Géorgie du début des années 1990, mais aussi suite au conflit de 2008, en tirant pleinement parti des financements fédéraux, régionaux ou internationaux, comme proposé dans la Résolution 1879 (2012) de l’Assemblée sur la situation des personnes déplacées dans le Caucase du Nord et retournées dans la région;

Dans le projet de résolution, avant le paragraphe 10.1, insérer le paragraphe suivant:

« à mettre pleinement en œuvre l’accord de cessez-le-feu négocié grâce aux bons offices de l’Union européenne, en particulier à faire revenir l’armée russe sur ses positions d’avant la guerre ; »

Note explicative

L’accord de cessez-le-feu négocié grâce aux bons offices de l’UE demeure crucial pour garantir la désoccupation des territoires géorgiens, créant les conditions du retour des personnes déplacées à l’intérieur du pays et des réfugiés, ainsi que la résolution du conflit en général. La Russie refuse constamment de respecter les dispositions de l’accord. L’Assemblée devrait encore une fois réitérer la nécessité de mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu.

mardi 22 janvier 2013

Déposé par la (Ancienne) Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées

Votes : 138 pour 26 contre 7 abstentions

Dans l’amendement 20, supprimer les mots « , en particulier à faire revenir l’armée russe sur ses positions d’avant la guerre ».

10.2à régulariser la situation des personnes qui avaient fui en Russie après les conflits antérieurs en Géorgie et qui vivent en situation irrégulière et qui sont, dans certains cas, apatrides.
11L’Assemblée demande à la Cour européenne des droits de l’homme d’accélérer l’audition de la requête interétatique de la Géorgie contre la Russie (Requête no 38263/08) qui est devant la Grande Chambre.

BProjet de recommandation

1L’Assemblée parlementaire se réfère à sa Résolution ... (2013) sur la Géorgie et la Russie: la situation humanitaire dans les régions touchées par la guerre et les conflits.
2Elle note en particulier que les besoins urgents des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI) et des réfugiés ont été pris en compte, mais que d’importants problèmes humanitaires subsistent, s’agissant notamment du retour des PDI et de la fourniture de logements durables et de moyens de subsistance à l’ensemble de ces personnes. La sécurité est une question toujours d’actualité et le franchissement de la ligne de démarcation administrative est l’un des problèmes qui affectent le plus la vie des personnes habitant à côté de cette ligne.
3L’Assemblée estime que le Conseil de l’Europe a un rôle à jouer s’agissant de l’amélioration de la situation humanitaire dans les zones touchées par le conflit et se félicite des activités déjà menées par le Conseil de l’Europe, qui contribuent à maintenir un dialogue et à instaurer la confiance dans la région.
4Outre l’encouragement à poursuivre les mesures de confiance actuellement mises en œuvre qu’elle adresse au Comité des Ministres, l’Assemblée lui recommande :
4.1de fournir une expertise en matière d’éducation pour renforcer l’enseignement dans la langue maternelle, en particulier dans la région d’Abkhazie, Géorgie, en tenant compte des besoins de tous les groupes linguistiques, Géorgiens ou autres;

mardi 22 janvier 2013

Déposé par M. Anvar MAKHMUTOV, Mme Nadezda GERASIMOVA, Mme Olga BORZOVA, Mme Olga KAZAKOVA, M. Viacheslav TIMCHENKO

Votes : 157 pour 9 contre 4 abstentions

Dans le projet de recommandation, remplacer le paragraphe 4.1 par le paragraphe suivant:

« de fournir une expertise en matière d’éducation pour renforcer l’enseignement dans la langue maternelle, en particulier en Abkhazie, en tenant compte des besoins de tous les groupes linguistiques ; »

Dans l’amendement 2, remplacer le mot « en Abkhazie » par les mots suivants : « dans le district de Gali ».

4.2d’apporter une assistance aux autorités géorgiennes pour les aider à garantir l’intégration réussie des PDI dans leur nouveau lieu d’installation, étant entendu que l’intégration est toujours un processus qui fonctionne dans les deux sens;
4.3d’apporter son soutien pour s’attaquer au problème de la violence domestique et aider les personnes qui en sont victimes, en tenant compte de l’effet que le conflit a eu sur ce phénomène ainsi que des problèmes et des besoins qui ont été relevés dans toute la Géorgie, y compris dans les zones de conflit;

Dans le projet de recommandation, à l’alinéa 4.3, remplacer les mots « qui ont été relevés dans toute la Géorgie, y compris dans les zones de conflit » par les mots suivants : « concernant la population touchée par le conflit ».

Note explicative

Dans son libellé actuel, ce paragraphe du projet de recommandation sort du champ du rapport. Nous devrions nous concentrer sur le rapport tel qu’il est et adopter une recommandation en conséquence, pour éviter toute équivoque future. Tel est le but de l’amendement proposé.

4.4d’user de son influence politique pour faciliter le franchissement de la ligne de démarcation administrative. Plus que toute autre mesure, ceci permettrait d’améliorer la vie quotidienne de l’ensemble des personnes touchées par le conflit.